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Location touristique à Marrakech

Vos obligations,
et où les vérifier.

Trois démarches reviennent pour qui loue un bien à des voyageurs au Maroc : l’autorisation d’exploitation, la déclaration quotidienne des clients, et les deux taxes encaissées par nuitée. Voici le mécanisme de chacune, avec les textes officiels — et ce qui n’est pas tranché.

Sources vérifiées le 12 octobre 2026.

1. L’autorisation d’exploitation
et le classement provisoire.

Le ministère du Tourisme publie la procédure sur son site, et c’est la seule section de cette page que nous avons pu vérifier mot à mot. Le dossier se dépose par voie électronique, contre récépissé, auprès du Centre régional d’investissement compétent, par l’investisseur ou son représentant.

Les trois pièces

  • La demande conjointe de classement provisoire et d’autorisation d’exploitation, selon le modèle fixé par arrêté
  • La copie du certificat de conformité
  • Le formulaire des normes d’équipement, par type et catégorie

Les textes

  • Loi 80-14 (dahir 1-15-108 du 4 août 2015)
  • Décret 2-23-441 du 13 juillet 2023
  • Décret 2-22-867 du 25 janvier 2023
  • Arrêtés 985-24, 986-24, 987-24 et 835/836-24

Rapporté par la presse professionnelle, pas par la page ministérielle : l’autorisation serait délivrée par les gouverneurs sur avis de la CRUI, devrait être obtenue avant toute ouverture au public, et vaudrait cinq ans renouvelables avec visites de conformité. Nous le signalons comme information de presse parce que nous ne l’avons pas lue dans le texte officiel.

Procédure officielle — ministère du Tourisme

2. La déclaration des clients :
c’est quotidien, et c’est en ligne.

Beaucoup de sites parlent encore de « fiche de police ». Ce n’est pas le bon objet. L’obligation qui concerne l’exploitant est une télédéclaration quotidienne sur le portail STDN — à ne pas confondre avec la fiche que les voyageurs remplissent à l’aéroport.

Le mécanisme

  • Arrivées, nuitées et départs déclarés chaque jour
  • Sur le portail, avant 8 h
  • Les données vont aux services de sécurité

La conservation

  • Les bulletins individuels se gardent un an
  • À disposition de la DGSN et de la Gendarmerie royale

Si le portail est indisponible

  • Dépôt d’une copie des bulletins auprès des services de sécurité
  • Régularisation sous 72 h après rétablissement

Ce qui vient des textes : le décret n° 2-15-865 du 9 juin 2016 fixe les modalités de télédéclaration des données des clients et le modèle du bulletin individuel d’hébergement ; l’arrêté conjoint n° 3171-16 du 10 février 2017 porte sur l’inscription au système. Les deux sont publiés par le ministère du Tourisme.

Ce qui vient d’ailleurs : le détail de fonctionnement ci-dessus — l’heure limite, la durée de conservation, la marche à suivre si le portail est indisponible — provient du guide d’utilisation diffusé par les associations professionnelles de l’hébergement, pas du texte réglementaire. Nous le signalons parce que les deux n’ont pas la même valeur : les PDF officiels du ministère sont des images scannées, nous ne les avons pas lus article par article et nous ne prétendons pas le contraire.

Décret 2-15-865 (PDF)  ·  Arrêté 3171-16 (PDF)

3. Deux taxes par nuitée,
pas une.

C’est le point que presque personne n’explique correctement. Il y a deux prélèvements distincts, encaissés auprès du voyageur, par personne et par nuit. Ils ne sont pas un revenu du propriétaire : ils transitent.

La taxe de séjour

Communale, instituée par la loi 47-06 sur la fiscalité des collectivités territoriales. Encaissée par l’exploitant en sus du prix, puis versée à la caisse communale.

La TPT

Taxe de promotion touristique, parafiscale et distincte, au profit de l’ONMT. Instituée par le décret 2-79-749. Également par personne et par nuit.

Depuis le 1er janvier 2021, la base de la taxe de séjour inclut les appartements loués par leurs propriétaires, y compris via les plateformes de réservation en ligne (loi 07-20 du 31 décembre 2020).

Et le cadre a encore bougé. La loi 47-06 a été modifiée une nouvelle fois par la loi n° 14-25 du 6 juin 2025. Les documents d’application publiés avec elle sur le portail des collectivités territoriales sont des circulaires en arabe : nous ne pouvons donc pas vous dire ici ce qu’elle change exactement pour la taxe de séjour, et nous ne l’inventerons pas. Si vous lisez une page qui vous l’explique en français avec des montants, demandez-lui sa source.

Nous ne publions pas de montants. Ils dépendent de la catégorie de l’établissement et de l’arrêté fiscal communal en vigueur, et les chiffres qui circulent pour Marrakech se contredisent entre eux. Le montant exact se vérifie auprès de la commune et de la délégation régionale du tourisme — et pour un bien que nous gérons, nous le vérifions.

Loi 07-20 — Direction générale des collectivités territoriales

Ce qui n’est pas tranché.

Nous préférons le dire plutôt que de vous donner une certitude que nous n’avons pas.

La villa privée

La loi nomme les établissements d’hébergement touristique d’un côté, et les « autres formes d’hébergement » de l’autre. La qualification d’un bien précis se détermine avec la délégation régionale du tourisme et le CRI, pas sur un blog.

Ce que nous n’avons pas pu lire

Les textes de la loi 80-14 et les décrets du ministère sont des PDF scannés, image par image. Nous en citons les références et les liens, pas le contenu article par article : la différence compte sur un sujet pareil.

Le cadre bouge

Une réforme visant à encadrer la location saisonnière en ligne a été annoncée par le ministère du Tourisme (presse, 27 janvier 2026). Ce qui est écrit ici est daté pour cette raison.

L’assurance

Une couverture adaptée à la location touristique — incendie, effets des clients, responsabilité civile — est à vérifier avec votre assureur : une police d’habitation ordinaire peut ne pas couvrir cet usage. Nous ne citons pas d’article de loi : les sources divergent et nous n’avons pas pu lire le texte.

La fiscalité

Nous ne publions pas de page fiscale. La qualification même des revenus de location meublée est discutée entre professionnels marocains, et le mauvais choix change votre base imposable. Cela se traite avec un comptable au Maroc.

Ce que nous faisons,
et ce que nous ne faisons pas.

Nous faisons

  • Préparer le dossier avec vous et vous accompagner auprès de la délégation régionale du tourisme et du CRI
  • Vérifier le montant des taxes applicables à votre bien auprès de la commune
  • Les encaisser et les reverser pour votre compte si vous nous confiez l’exploitation
  • Archiver factures et justificatifs, et vous les remettre en ordre

Nous ne faisons pas

  • De conseil fiscal ni juridique
  • De promesse sur les délais de l’administration
  • La déclaration à votre place quand elle incombe à l’exploitant

Un doute sur votre situation ?

Dites-nous quel bien, où, et comment il est loué aujourd’hui. Une personne vous répond.

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